DESTINATION MARSEILLE ET SES CALANQUES

En  avion : Marseille, Toulon, Hyères

En train : Marseille, La Ciotat, Cassis, Toulon

 Bases de location :  Marseille, La Ciotat, Toulon, Hyères

 

IA moins de 10 milles de la rade de Marseille, le massif montagneux plonge dans la mer en des parois abruptes que creusent de profondes calanques. Un des paysages marins les plus beaux et les plus sauvages de la Provence. Mais Sormiou et Morgiou ne sont pas les deux seules calanques à découvrir.

Juste à l’est du cap Croisette, que déborde la petite île Maïre qui marque l’extrémité sud de la vaste rade de Marseille, s' enchainent presque sans transition un rivage très urbanisé et la côte sauvage du massif de Marseilleveyre aux pierres calcaires blanchies et brûlées par le soleil où ne pousse qu’une très maigre végétation. Ce rivage plonge dans les eaux bleues de la Méditerranée en des parois souvent escarpées, parfois même très abruptes comme une gigantesque muraille dont on peut longer le pied à quelques mètres par  mer calme.

Les deux calanques de Sormiou et Morgiou, fréquentées quotidiennement par les vedettes de promenades venant du Vieux Port de Marseille ou de Cassis, s’enfoncent profondément dans le massif montagneux. Dans le fond de la première dont l’entrée est dominée par le bec de Sormiou, un haut cône de rôches, quelques maisons bordent une petite grève au débouché d’un vallon. Les bateaux mouillent dans le milieu de la calanque en avant d’un petit port où les barques sont tirées au sec.

Morgiou et Sormiou se ressemblent beaucoup: mêmes rives pierreuses en pente forte, tachetées  par les touffes du maquis.  Les bateaux mouillent à quelques mètres des rochers, une amarre tournée à terre car le rivage est partout très accore. La plupart des bateaux en escale restent à l’extérieur car la calanque offre un abri très sûr contre le mistral, le seul vent à redouter en ces parages. On aurait tort de limiter une visite du massif de Marseilleveyre à ces deux seules calanques. La calanque voisine de Sugiton est superbe ! Elle est inhabitée car difficilement accessible par  un sentier de chèvre qui descend des hauteurs du massif.

Elle découvre sa beauté du pont du bateau. Il suffit de s’engager prudemment entre les deux rives escarpées et pierreuses. Un gros rocher dessine une anse qui offre un bon mouillage, la profondeur étant grande et l’on peut se tenir très près des deux rives. A l’Est de Sugiton, exactement au pied de la Grand Chandelle, l’ érosion marine a découpé les stratifications horizontales de la montagne en des marches de géant, les Pierres Plates qu’ apprécient les amateurs de bains de soleil et les naturistes, car ce site est inacessible par la terre. Un creux dans la paroi qui apparaît comme un oeil gigantesque permet de situer la petite calanque de l’ Oeil de Verre ou St Jean, qui dessine un beau demi-cercle. A l’Est du Cap Devenson, qui très escarpé se repère à une haute colonne de pierre, le rivage forme sur 1 000 m une véritable muraille. Les parois étant aussi abruptes sous l’ eau, une ancre n’y trouverait pas prise. On se contentera d’ admirer cette muraille en la longeant  à petite vitesse. Toutefois, dans la calanque de Devenson, le rivage est moins accore et de blocs de pierre tombés des hauteurs émergent à petite distance du rivage. Il est possible de mouiller entre ces blocs dénommés les »Dromadaires »pour leurs formes arrondies. Le rivage prend l’aspect d’une muraille dans la calanque de l’ Oule qui dessine un cercle parfait mais faute de pouvoir y mouiller, on devra se contenter d’évoluer lentement dans ce gigantesque amphithéâtre. Derrière la pointe de Castel Viel, s’ ouvre la calanque d’En Vau, la plus belle. Des aiguilles de pierre se dressent dans le fond de la calanque formant un gigantesque défilé et les deux rives plongent dans des eaux bleues turquoise et cristallines. Dans ce magnifique décor, le mouillage est un des plus agréables de nos côtes, lorsqu’au matin, le site est encore pratiquement désert.  Un crochet dans la calanque voisine de Port Pin, qui pâtit de la beauté de sa voisine.Juste avant Cassis, la calanque de Port Miou abrite un port et il est possible d’y mouiller dans l’entrée sur bouées(payant). Vous verrez les infrastructures de cette ancienne carrière qui a découpé la montagne comme du pain. Solitaires, gagnez l’île Riou. Le mouillage de la côte Est est peu fréquenté. Sur la côte Ouest, des falaises plongent à la verticale dans la mer. Les hauteurs de l’île Riou assurent un écran protecteur contre le mistral et l’on peut venir mouiller dans l’anse du Contrebandier, une faille étroite dans la paroi où 1ou2 bateaux peuvent venir se glisser. Un site très beau, mais trop exigu pour y passer la nuit. Par beau temps, on peut mouiller dans l’W d’une ancienne carrière de pierres dont on aperçoit les quais de chargement, où une anse offre une dizaine de places. Le mouillage de Monasterio est charmant sur la face N. On le voit, les calanques de Marseille offrent suffisamment d’abris et de sites pour y caboter pendant une semaine sans se lasser. D’autant qu’une escale à Cassis ne manque pas d’intérêt.